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Sommaire , janvier 2010

Editorial Région Dossier Créativité Pays

Koman i march, Koman mi fé ? Futurs

Protel NEWS numéro 121, octobre 2007

L’effet “cinq pour un”
La filière image en plein développement

Un des moments forts de la 11e UCOI a été le renouvellement de la convention entre la Région, l’Etat et le CNC, pour l’aide à la création cinématographique et audiovisuelle.

Ce dispositif est né en 2000, à l’initiative de la Région Réunion. Objectif : faire de la Réunion une terre de tournage, dans tous les sens du terme, en accueillant des projets nationaux et internationaux (comme les séries “Les Monos” ou “Joséphine ange gardien”, la saga “Les secrets du Volcan”, le long métrage “Vendredi ou un autre jour” ou plus récemment les deux épisodes des “Mariées de l’île Bourbon”) et en suscitant la création locale.

Un dispositif complet

Au fil des années, un dispositif d’aides très complet a été mis en place, couvrant tous les domaines de la création, de la conception à la production (voir encadré).

Entre 2000 et 2006, 84 projets ont bénéficié de l’aide à la production donnant lieu à près de 120 heures de programme (principalement audiovisuel), dont 65 heures de documentaires et 13 heures de sitcom, domaine où la Réunion acquiert un savoir-faire reconnu (“Kaméra kafé”, “Kamion bar”, “Dada ek Neninn”…)

Outre le résultat artistique proprement dit et l’amélioration des savoir-faire, le bilan économique est satisfaisant : une étude réalisée en juin 2007 montre que sur les projets de tournages “lourds”, mobilisant des équipes techniques locales sur de longues durées, plus de 5 euros ont été dépensés localement au bénéfice de l’économie locale, pour un euro investi par la collectivité.

Un constat qui confirme le bien-fondé des choix faits en 2000, même si sept ans d’expérience suggèrent quelques améliorations du système.

Comment faire mieux ?

Les orientations ont évolué au cours des dernières années : après l’extension, en 2004, du principe du "1 euro CNC pour 2 euros Région" à l’audiovisuel, la convention 2007-2007 prolonge l’action en cours, dans le domaine de l’éducation à l’image notamment, et fixe de nouveaux objectifs....

Par exemple, les règles du minimum de subvention sont renforcées, afin d’assurer un meilleur équilibre financier des productions, et en particulier des courts métrages. L’expérience permet aussi de mesurer l’efficacité des mesures et de les réorienter pour de meilleurs résultats.

L’extrême éloignement de la Réunion par rapport aux marchés de production et de diffusion, le manque d’expérience de auteurs réunionnais fait apparaître la nécessité de mettre en œuvre des cycles de perfectionnement - par exemple des formations en résidence - afin que davantage de scénario atteignent le stade de la production.

Une première résidence d’écriture sur le documentaire a été mise en place par la DRAC et la Région, avec l’appui de l’ADCAM, en 2006, elle sera prochainement complétée par une formation à l’écriture de fiction.

Dans le même ordre d’idées, des formations sont mises en place pour aider les porteurs de projets de développement à constituer des dossiers plus “professionnels”, ce qui leur donne de meilleures chances d’aboutir auprès d’interlocuteurs nationaux de plus en plus exigeants.

Professionnalisation

Après sept ans d’expériences diverses, une vraie filière “image” se dessine à la Réunion, avec une formation de base, des expériences de terrain, des entreprises locales couvrant tous les métiers de l’audiovisuel.

Ajoutons que “l’image de la Réunion” a bénéficié des meilleurs échos à travers les tournages réalisés ici, qu’il s’agisse de l’image physique de nos paysages ou de l’image humaine : les professionnels débarquant dans l’île y ont découvert des compétences et une disponibilité dont ils ne se doutaient pas.

Notre île a donc le vent en poupe pour les… futurs épisodes de sa saga audiovisuelle. Il lui reste à développer son professionnalisme, à encore mieux faire connaître ses ressources et ses compétences à l’extérieur, à maintenir et augmenter le rythme des tournages.

Au cours des dernières années, l’île a accueilli le tournage d’un long-métrage par an, d’un ou deux téléfilms et d’une quinzaine de productions diverses. Maintenir cette moyenne semble être un objectif réaliste : peu de régions françaises sont à un tel niveau.

Pour un euro investi par la collectivité régionale au titre du développement cinématographique et audiovisuel, avec l’aide financière du Centre National de la Cinématographie, les productions “lourdes” dépensent cinq euros à La Réunion, au bénéfice de l’économie locale : preuve que l’effet de levier de cette filière n’affecte pas que l’image de l’île, mais aussi ses métiers et ses finances…





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