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Sommaire , janvier 2010

Editorial Région Dossier Créativité Pays

Koman i march, Koman mi fé ? Futurs

Protel NEWS numéro 127, novembre 2008

L’union fait la force
Cluster. Encore un terme anglo-saxon, mais impossible de trouver mieux (« grappe », ça ne fait pas très sérieux…) Le cluster est donc un regroupement d’entreprises et d’énergies, participant à la même dynamique, sises sur un même bassin d’emploi. En pratique, cela veut souvent dire que l’entreprise cliente d’une autre se trouve être aussi son fournisseur : A loue de l’espace dans un entrepôt appartenant à B, et fournit à B un système de contrôle à distance des systèmes de contrôle d’accès. Et voici que La Réunion cultive les clusters…

Faire germer des clusters à La Réunion

Les atouts pays

Les clusters, nouvelle opportunité pour nos TIC ? Un appel à projets vient d’être lancé.

Premier constat : la filière TIC est importante (plus de 5000 emplois, plus d’un milliard d’euros de CA en 2006, hors France Telecom). Elle est aussi un élément de développement de l’ensemble de l’économie : sans TIC performantes, pas de commerce, d’industrie, de médecine, d’administrations ou d’enseignement performants, entre autres.

Les points faibles

Hélas, l’isolement de La Réunion et la petitesse de son bassin économique sont un handicap : ici, les entreprises sont plus petites, plus fragiles aussi, elles peuvent difficilement se connecter à de grands projets, elles ont des capacités d’investissement faibles, par rapport à la moyenne nationale. Ajoutons à cela le cloisonnement intérieur : les entreprises communiquent encore trop peu entre elles, à l’intérieur de la filière mais surtout hors de celle-ci. Il y a peu d’actions concertées entre les entreprises du secteur TIC et celles des autres secteurs économiques de La Réunion (agro-alimentaire, industrie, énergie, transports, tourisme…) ou avec le secteur de la recherche et du développement (universitaire notamment).

Les points forts

Pourtant, il y a des points forts : dans un contexte difficile, les entreprises locales ont appris à être réactives, novatrices ; l’inventivité réunionnaise a une très longue histoire. Et dans nombre de domaines, elle rapporte. Le haut niveau de formation des Réunionnais est un autre atout, dans l’île et hors de l’île. En effet, autour de nous se trouvent aussi des pays avec lesquels pourraient être noués de fructueux partenariats  : Madagascar, Maurice, les Comores peuvent être intéressés par des projets partagés avec une région européenne au haut niveau technologique… et ouverte sur le marché de l’UE.

Les opportunités

La Réunion dispose déjà d’un premier niveau de savoir-faire pour quatre technologies-clés, identifiées comme prometteuses par le ministère de L’Economie : — Systèmes d’information, plates-formes collaboratives, systèmes embarqués, — Acquisition et traitement de données, — Gestion et diffusion des contenus numériques, — Réalité virtuelle augmentée, 3D. Reste à définir des coopérations stratégiques pour passer du stade embryonnaire à celui du développement.

Le cluster, bien adapté

Comment combiner la flexibilité des petits et la force de frappe des grands ? En adoptant le système des clusters : en groupant durablement leurs énergies (sans avoir besoin de fusionner ni abandonner son principe de concurrence), diverses petites entreprises organisées autour d’un projet commun peuvent avoir une visibilité nationale ou internationale, se positionner sur de grands marchés, améliorer leurs compétences à travers l’interaction. Nous avons interrogé quelques entreprises du secteur, afin de mesurer à quel point la politique des clusters pouvait les intéresser (voir ci-dessous).





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