Protel NEWS
www.protelnews.net
# 127
•  Futurs
•  Editorial
•  Région
•  Dossier
•  Créativité Pays
•  Koman i march, Koman mi fé ?
•  Futurs
menu 01. Editorial 02. Région 04. Créativité Pays 03. Dossier 05. Koman i march, Koman mi fé ? 06. Futurs

Sommaire , novembre 2008

Editorial Région Dossier Créativité Pays Koman i march, Koman mi fé ?

Futurs

Protel NEWS numéro 78, août 2002

Le Cyberchien fait le beau !
image 60 x 62
Le Père Noël en aura plein la hotte : la vague des cyberchiens et autres animaux-robots est en train de submerger la planète.
Nos enfants deviennent-ils fous ?

L’inventeur du cyberjouet est la société japonaise Bandai, qui créa en 1995 un modèle de casse-pieds électronique : le tamagotchi. Ce vulgaire assemblage de pixels a poussé plus d’un parent à bout. le principe en effet est “l’interactivité”. Entendez par là un programme électronique qui fait pleurer, gémir la bestiole, qu’il faut changer quand elle a “fait ses besoins”, consoler quand elle a du chagrin, soigner et bien sûr nourrir, sinon elle dépérit et meurt !

Les psychologues ont consacré beaucoup de papier et de salive à cette mode des “animaux de compagnie virtuels” pour lesquels les enfants avaient de vrais sentiments et de gros chagrins.
Ce n’était pourtant qu’une première vague et le tamagotchi apparaît aujourd’hui comme un dinosaure, comparé aux “cyber-bêtes” qui nous arrivent.
La première alerte est venue de Tiger, encore un Japonais, qui a lancé Furby, en 1998. Cette fois, le tamagotchi n’était plus un écran en plastique mais une vraie peluche. Qui pleurait plus que jamais si l’on ne “l’aimait” pas assez.

image 236 x 162Furby, le tamagotchi à poils

Et le sommet a été atteint en 1999 par Sony, créateur avec “Aibo” (Artificial Intelligent Robot) du premier cyberchien de l’histoire. Le toutou valait 2500 dollars, ce qui n’a pas empêché Sony d’en vendre 5000 en vingt minutes le jour de son lancement !

image 164 x 135Aibo existe en trois modèles et ne salit pas la moquette

Depuis, la recette se décline : le Coco Web de Lansay bat des ailes, siffle et joue… les perroquets, les Lovies de Tomy papotent avec leur maître… On en est aujourd’hui au teckel Dog.com de Tomy qui réagit à 795 situations différentes et au i-Cybie de Tiger qui est aussi complexe qu’un ordinateur : 1 400 pièces, 12 détecteurs ! Fait le beau, aboie, rapporte la baballe et ne salit jamais la moquette…
Les psys en deviennent fous. “Ces jouets sont culpabilisants. Si on les stimule pas suffisamment, ils manifestent des signes de tristesse, voire de dépression”, écrivait récemment la pédopsychiatre Joëlle Penso dans le Monde.
À quand le syndrome du cybermaître ?
A voir sur le Web :

- Le site officiel des Furby

- Celui de Sony Aibo

- Celui de Tomy et ses Lovies

- Celui de Lansay

- Un commentaire canadien et pertinent


DANS LA MEME RUBRIQUE :

[ Répondre à cet article ]


 

 

Sommaire | Mentions légales