Cent mégas, c’est sympa, mais qu’est-ce qu’on va mettre dedans ?
On pourrait vous demander de vous souvenir du « lointain passé » (il y a 8 ans) où le démarrage du modem (quand la composition du numéro voulait bien fournir la modulation attendue) bloquait le téléphone et où une malencontreuse image glissée dans un message mobilisait votre connexion pendant des dizaines de minutes… Mais voyons plutôt maintenant : avec 1, ou 2 Mbps pour les mieux nantis, la recherche sur Internet est sérieusement ralentie si le fiston est par exemple en train de télécharger ses musiques préférées…même s’il le fait légalement. Et que dire de la télé sur le Net ! Regarder un simple extrait de reportage sur un site de presse est un exercice particulièrement éprouvant pour les nerfs, quand on doit attendre que les quelques secondes « d’actu » en format timbre poste se chargent, lentement, lentement… En métropole, certaines grandes villes bénéficient de « l’ADSL 2+ », autrement dit d’un débit descendant qui peut atteindre 20 à 25 Mbps. Confort inconnu ici, mais qui a ses limites : passant par la traditionnelle « paire torsadée » en cuivre, autrement dit le bon vieux fil téléphonique, l’ADSL n’a pas un débit constant, offre une grande disparité en flux descendant et flux ascendant (voir page précédente), est sensible aux orages (chocs électriques), aux variations de température, à l’humidité… Faiblesses que la fibre optique, qui véhicule de la lumière, ne possède pas.
Le très haut débit apporte trois avantages majeurs : le débit, la symétrie, la simultanéité.
Débit : on l’a vu plus haut, un réseau de fibres ne subit pas de perte en fonction de la distance.
Symétrie : le flux ascendant peut être égal au flux descendant. Dans le cas de l’ADSL, on a un flux ascendant qui est entre 8 et 20 fois moins important que le flux descendant . C’est ce qui fait que votre courriel joliment illustré de photos de famille met autant de temps à quitter votre machine. Les offres actuelles THD proposent 50 ou 100 Mbps ascendants, contre 100 Mbps descendants : voici qui ouvre la porte à une interactivité totale, en matière d’échange de don- nées, qu’il s’agisse de vos photos de famille, de la sauvegarde de vos travaux sur un serveur distant ou de tout autre usage que nos inventeurs de contenus ne manqueront pas d’imaginer (la télévision interactive, entre autres, devient possible). Simultanéité : c’est sans doute là que l’extraordinaire confort du THD va lui apporter le plus d’adeptes. On pourra en effet se livrer en même temps à de nombreuses activités, sans ralentissement. Par exemple, télécharger un film en HD et en regarder un autre sur une chaîne de télé en ligne ou en achat VOD (video on demand : location de vidéo en ligne), surfer sur le Net, téléphoner, voire visiophoner puisque de plus en plus d’ordinateurs sont aujourd’hui équipés de webcams. On n’évoque là que des usages actuels qui pourraient être dé- multipliés. Mais une fois encore, l’outil va créer de nouveaux usages. Personne n’avait pensé, par exemple, que l’ADSL, par l’échange d’images médicales, permettrait d’économiser plusieurs centaines de transports sanitaires en France chaque année. Avec le THD, ce ne sont pas des photos mais de la télé en direct qui pourra être véhiculée. Pour rester dans l’exemple médical, on peut imaginer des opérations pilotées à distance sur des lignes « normales » (donc vers n’importe quel établissement : médecine d’urgence, établissements de soins isolés, etc.) Et ce n’est qu’un exemple de tout ce que le THD nous donne à imaginer…

Prévision d’augmentation du nombre d’abonnés au très haut débit par fibre optique en France, toutes technologies confondues. On espère 4,5 millions d’abonnés en 2012. (Source : IDATE).
Les autres usages de la webcam (août 2002)
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Jouez sans dépenser ! (juin 2003)
Le Chat : mode d’emploi (août 2002)
Les TIC à La Réunion (suite). État des lieux : des risques, mais de l’espoir (septembre 2006)
Voir et entendre sur le Web (août 2002)
Nouvel élan à l’adcam : « FAIRE TRANSITER LES ENERGIES » (juillet 2008)
Réussir une expo numérique (novembre 2002)
Comprendre le très haut débit : COMMENT ÇA MARCHE ? (septembre 2008)
Les Cybercases du Nord (novembre 2005)