Le e-tourisme est en passe de devenir le premier moyen d’information, de réservation et d’achat de toutes les prestations associées à cette activité. Visite virtuelle des pays, des sites, des hôtels, informations sur la bonne saison, les événements, comparaisons de prix et, en final, concrétisation (achat de billet, réservation d’un hébergement et de prestations) : tout ceci peut désormais se faire sur Internet. Du moins dans la mesure où les “destinations” sont branchées sur la Toile...
Des chiffres qui montrent que le e-tourisme se développe à une vitesse fulgurante, et ce n’est qu’un début...
Le e-tourisme, c’est la possibilité, sans quitter son écran :
de s’informer et, éventuellement, d’être mis en appétit de manière simple et conviviale,
de croiser des informations : une capacité majeure d’Internet qui permet par exemple de combiner l’offre billet d’un transporteur, celle d’un hôtel et des prestations, permettant à l’usager de se concocter des vacances sur mesure,
de comparer des offres en fonction des opérateurs, des saisons, des promotions, etc.
de finaliser ses choix, en faisant réservation et achat directement en ligne.
Sur Internet, la concurrence est féroce et les internautes sont de plus en plus exigeants. Fini le modèle théorique du consommateur, fondé sur la tranche d’âge et l’appartenance à une "catégorie socio-professionnelle", les "packages touristiques" pour une clientèle lambda. Place désormais à des offres très ciblées et adaptées en permanence selon leur succès, ce qu’il reste à vendre, les réactions des consommateurs...
Le e-tourisme, en France, a progressé de 51 % l’an dernier. Les concrétisations d’achats réalisées par ce média pèsent déjà plus de 3,5 milliards d’euros (plus autant de ventes “classiques” générées par une consultation en ligne). À comparer avec les 60 milliards de dollars qu’il génère aux États-Unis... et des 100 milliards attendus dans quatre ans. L’e-tourisme est déjà le premier moyen d’information et d’achat touristique en Amérique (Canada inclus). En 2005, 35 % des Américains ont réservé un billet de transport (avion, train, bateau, bus...) sur Internet, contre 4 % en agence de voyage. Et le chiffre d’Internet a augmenté de 35 % en un an, contre une baisse de 1 % pour les agences... Autre tendance lourde : 56 % des acheteurs en ligne le font directement sur les sites des producteurs (plutôt que sur celui d’un voyagiste) . Conclusion : l’hôtel, le prestataire de services, le transporteur deviennent tous des e-marchands, en contact direct avec une clientèle qu’ils voyaient jadis beaucoup moins.
Une enquête de début 2006 (cabinet Raffour Interactif) montre que 37 % des Français partis en 2005 ont utilisé Internet pour préparer leurs vacances. Et 45 % d’entre eux se sont exclusivement servis d’Internet ! Autant dire qu’il faut impérativement être branché sur ce nouveau média, dans cette course à la séduction planétaire qu’est le tourisme...
La Région Réunion a senti la nécessité de définir un schéma régional du e-tourisme à La Réunion. La mission a été confiée, à la suite d’une consultation, au cabinet Lancéa Développement, qui vient de rendre ses conclusions après plusieurs mois de travail : étude de l’offre actuelle sur Internet, questions aux acteurs du tourisme régional et à des personnes ressources, rencontres avec les professionnels et les offices de tourisme. Le contenu de ce numéro s’inspire du rapport final de ce cabinet et de diverses autres informations.
Les Cybercases du Sud (novembre 2005)
Publicité électronique et cybercriminalité (octobre 2004)
Lascaux : le roc qui roule (septembre 2007)
Échanger des documents en ligne (avril 2003)
Spécial e-tourisme, un milliard d’internautes, un e-tourisme qui progresse vite : il est temps de se brancher (juin 2006)
LA FIN DES BON VIEUX COURRIER : INDISPENSABLE INTERNET (juillet 2008)
Sports-pays et TIC (octobre 2005)
Qu’est-ce qu’on met dans les tuyaux ? À QUOI ÇA SERT ? (septembre 2008)
Sports et sciences (octobre 2005)
Les Cybercases de l’Ouest (novembre 2005)